Bruit
du frigo
Création et médiation sur le cadre de vie

Poïpoïgrotte

12e Biennale de Lyon – Veduta

Grigny (69) — du 14 octobre au 11 novembre 2013

 

Edition Poïpoïgrotte à télécharger en pdf ou à visualiser sur ISSUU

Une grotte pour « La joie, l’humour et la participation »
Veduta confie au collectif d’artistes et d’architectes Bruit du frigo l’interprétation du Poïpoïdrome de Robert Filliou et Joachim Pfeufer. A quoi peut bien ressembler un espace destiné à la Création Permanente en 2013 ? Partant de l’esprit qui anime Filliou, le colllectif propose la Poïpoïgrotte. Après tout, c’est bien dans une grotte que l’art a commencé il y a quelques dizaines de milliers d’années.

La Poïpoïgrotte, c’est ici : parc du Manoir, 69520 Grigny
Du lundi 14 octobre au lundi 11 novembre 2013
Ouvert du jeudi au dimanche de 14h à 18h.
Possibilité de réserver la Poïpoïgrotte pour une nuit et un maximum de 8 personnes (renseignements : Biennale de Lyon / veduta : 04 27 46 65 60)
Pique-nique d’inauguration le dimanche 13 octobre à 13h


La Poïpoïgrotte est un espace public de création et d’expression, une oeuvre collective dont les visiteurs sont les artistes. Comme dans les grottes ornées de la préhistoire, chacun est invité à dessiner et écrire sur les parois, à jouer aux premiers hommes, aux premiers artistes, en laissant libre court à son imagination.

Quelles traces de votre passage laisseriez-vous dans la Poïpoïgrotte, dont vous aimeriez que l’on se souvienne dans 20000 ans ? Une idée, un lieu, une œuvre, un souvenir, un paysage, un poème, un rêve, un cauchemar, une histoire, une recette, un projet, une rencontre, un objet, une réussite, un échec, une question, un voyage, un secret, un rendez-vous, un jeu, une petite annonce, une blague…

Dans la Poïpoïgrotte, il n’y a ni règle, ni contrainte, chacun peut agir sur les parois comme bon lui semble, chacun peut réaliser un grand dessin ou au contraire un tout petit croquis bien caché, n’écrire qu’un seul mot ou un véritable roman… La Poïpoïgrotte est “livrée” nue, les parois blanches, et du matériel de dessin est à disposition à l’intérieur.

A propos de Robert Filliou et du Poïpoïdromme
En 1963, Robert Filliou (1926-1987, France) projette avec Joachim Pfeufer, le premier Centre de Création Permanente, le Poïpoïdrome, comme une réflexion et une critique des institutions artistiques et de leur comportement routinier. L’artiste souhaite que toutes les créativités s’y expriment sans hiérarchie, sans contraintes et sans limites. « Le Poïpoïdrome est destiné à tous les publics. […] Il n’y a rien à « apprendre » pour participer aux actions et réflexions du Poïpoïdrome. Ce que les utilisateurs savent suffit. S’ouvrir à savoir ce que l’on sait, mais aussi à « savoir ce que c’est que savoir », tel est l’esprit de la création permanente » pour Robert Filliou.*

*Extraits du Guide Veduta de la 12e Biennale de Lyon


Biennale d’art contemporain de Lyon / Veduta asked Bruit du Frigo with interpreting Le Poïpoïdrome, devised by Robert Filliou and Joachim Pfeufer in 1963. Inspired by the Dogon’s language, Filliou and Pfeufer imagined a public space dedicated to permanent creation, a space that would embody “the functional relation of thinking, activity, and communication”.
As caves are the very first places where art began ten thousand years ago, our Poipoigrotte re creates this original cradle of creation.
Poïpoïgrotte is a public space of creation and expression, a collective art piece whose artists are its own visitors. Just as in ornamented prehistorical cave, everyone can write or draw on the walls finding the first humans or the first artists spirit while letting its imagination soar.
What traces would you leave in the Poïpoïgrotte that you would like to be remembered in 20000 years? An idea, a space, an art piece, a memory, a landscape, a poem, a dream or a nightmare, a story, a question, a travel, a secret, a game, a joke, an appointment, a recipe,…  In the cave there are no rules. At the opening the walls are white and are overed little at a time.
During the night the cave can host up to 8 persons, giving them the time for inspiration and offering them an unusual collective experience in a unique space.
The construction materials, unlike the form, are quite simple. The structure is made of wood planks , the inside is covered with plywood painted white. Only a few little openings let the light come inside and led torches are provided to explore the labyrinth like inside. The space is composed basically by three main parts which are connected through different sized tunnels while the floor is also on different levels. The roof is waterproofed by a thick black plastic foil leaving the structure visible from the outside.
 


L’équipe Bruit du frigo:
Conception: Yvan Detraz, Benjamin Frick, Anne-Cécile Paredes
Construction: Samuel Boche, Benjamin Frick, Vincent Laval, Laurent Bouquey, Claire Gringore
Médiation: Licia Soldavini

En partenariat avec la Ville de Grigny
Avec le soutien de: POINT P. Matériaux de construction,DISPANO et BROSSETTE.